ET CA VEUT DETRONER FREDERIC B.

ET CA VEUT DETRONER FREDERIC B.
Rien à ma droite. Rien à ma gauche. Rien devant. Rien derrière. Rien, rien, rien. Le monde est peuplé de 99,9 de rien. Le reste ? Moi.
Je fais un pas. Puis deux. C'est déjà trop d'efforts pour moi, que de ne marcher vers rien. Je me laisse tomber gravement sur le sol. Je me cache les yeux, puis les rouvre précipitemment. Le bitume me fait mal aux genoux. Tant pis, ils souffriront. Le bitume.
Je ne suis pas vraiment entourée de rien. Je suis sur une grande route entourée de rien. Tiens, la pluie. Elle tombe là, comme un jour ordinaire, gracieuse et gracile, calme et paisible. La pluie ne connait pas le chaos, elle ne connait que le ciel et la terre. Naïve.
La pluie griffe mes joues glacées. Je les essuie du revers de ma manche, dégoulinantes, le tissu irrite ma peau. Je ne sais pas si ce sont des gouttes d'eau ou des larmes qui roulent sur mes joues. Je regarde à l'horizon, mais c'est vrai, il n'y a pas d'horizon. Pourquoi suis-je seule ? Pourquoi n'y-a-t-il rien ? Je ne me souviens plus.
La pluie s'arrête doucement, comme si elle voulait se faire pardonner, partir en silence, en paix. Je sais que si je ne me relève pas maintenant, je ne me relèverais jamais. Alors je me hisse péniblement sur mes deux jambes. Et je cours. Je cours. Je cours. Je cours toujours, je suis essoufflée mais qu'importe. Je ferme les yeux, la brise fraîche me fait pleurer. Tiens, n'avais-je pas déjà pleuré avant ? Je ne sais plus. Je m'approche dangereusement de rien. J'arrête ma course au bord de l'infiniment rien. Et soudain, là, je me souviens. Ses cheveux blonds, son visage d'ange, son sourire si beau, ses mains si fines, sa peau acidulée. Je ne me souviens plus si je l'aimais à la folie ou si je l'aimais à en mourir. A quoi sert ce genre de garçon ? A courir sous la pluie comme des dépressifs macrobiotiques, à avoir le même goût qu'une barbapapa hallucinogène, à donner des orgasmes à répétition, à m'embrasser rue du Faubourg-Saint-Honoré, à danser la valse sous un réverbère, à aimer une pauvre onychophage ? A manger un pot de tofu à 5h du matin, à me regarder te regarder ? Ce garçon là n'avait rien d'humain, il était un concept cruel dans l'unique but de rendre des filles aussi folles que moi, où peut-être à juste ne rendre folle que moi.
Est-ce qu'il a l'alcool joli? Est-ce que ses tympans sont déchiquetés à force que je lui crie "je te hais" dans l'oreille gauche et "je t'aime" dans l'oreille droite ? A-t-il aussi mal aux genoux que moi en ce moment ? Est-ce que si j'ouvre mes yeux il sera là ?
Je crois que je suis morte.

# Posté le lundi 04 février 2008 15:37

Modifié le mercredi 18 juin 2008 07:16

SIMONE ELLE EST BONNE

SIMONE ELLE EST BONNE
JSUIS SIMONE ELLE EST BONNE
ET JSUIS TROP BONNE POUR TOI
JSUIS SIMONE ELLE EST BONNE
CHERCHE PAS TU M'AURAS PAS

MA JUPE EST MINI
MES COLLANTS SONT FLASHY
MON T-SHIRT EST TROP PTIT
ET MES LUNETTES SONT EN PLEXI

JPRENDS MA DOUCHE HABILLEE
PARCE QUE J'AIME BIEN RESTER MOUILLEE
JSUIS SOUBRETTE A MI-TEMPS
ET JARDINIERE A PLEIN TEMPS

JBOIS DES COUPS DANS DES BOITES BRANCHEES
JPASSE DES SOIREES AVEC MES COPAINS PEDES
JSUIS PLUS BRANCHEE CHAMPAGNE QUE WEEK END A LA CAMPAGNE
JVENDS PAS MON CORPS AU PREMIER VENU
JSUIS PAS PRETE A ME METTRE TOUTE NUE

JSUIS SIMONE ELLE EST BONNE
ET JSUIS TROP BONNE POUR TOI
JSUIS SIMONE ELLE EST BONNE
CHERCHE PAS TU M'AURAS PAS

J'AI UN LOOK DU TONNERRE
JSUIS UNE NANA D'ENFER
QUAND JE MARCHE DANS LA RUE
ON SE RETOURNE POUR MATER MON CUL

J'AIME PAS LES MECS QU'ASSURENT
QUI FONT IMPORTER LEURS CHAUSSURES
QUI ROULENT EN PORSCHE CARRERA
ET QUI SAVENT RIEN FAIRE DE LEURS DIX DOIGTS

MON COPAIN MICHEL ARDOUIN
IL A CINQUANTE BALAIS
IL M'EMMENE LE WEEK END A COURCHEVEL DANS SON CHALET
ET QUAND SA FEMME L'APPELLE ALORS QUE JE LUI ROULE DES PELLES
IL DECROCHE LE TELEPHONE EN ME DISANT "T'ES LA PLUS BONNE"

JSUIS SIMONE ELLE EST BONNE
ET JSUIS TROP BONNE POUR TOI
JSUIS SIMONE ELLE EST BONNE
CHERCHE PAS TU M'AURAS PAS

JSUIS SIMONE ELLE EST BONNE
ET JSUIS TROP BONNE POUR TOI
JSUIS SIMONE ELLE EST BONNE
CHERCHE PAS TU M'AURAS PAS






# Posté le mardi 05 février 2008 13:52

Modifié le dimanche 15 juin 2008 10:49

NORMAL.

NORMAL.
J'AIME.

# Posté le samedi 09 février 2008 13:06

Modifié le lundi 16 juin 2008 16:22

TESTAROSSA NIGHTDRIVE.

TESTAROSSA NIGHTDRIVE.
-Un peu de C, poupée?
-De quoi?
-De C. Coke, l'instant Zéro.
Je voyais ma soirée repasser dans ma tête. Pendant deux heures, j'avais espéré qu'il vienne. 23 ans, directeur artistique d'un magazine de mode. Et moi, 18 ans, fraîchement débarquée dans la capitale, naïve, stupide, terriblement conne. Je me suis vite laissée prendre au jeu. C'était hedi Slimane, Frédéric B. et Samuel Benchetrit à la fois. Un verre au Paris Paris, puis deux, puis trois. Une promesse qu'il n'a pas tenue, et moi en esarpins Marc Jacobs, seule accoudée au bar.
-2 G.
Sans un sourire, je prends le minuscule sachet contre une liasse de billets. Je descendais l'escalier. Hop, une ligne sur le lavabo en granit. Il n'y eut pas d'effet explosif. Celui que j'attendais en réalité. Légère euphorie. Je remontais au bar, buvais une coupe (une première ligne, ça se fête). Tiens, au bar, un inconnu.
-Bonjour Monsieur, vous ressemblez à Arthur Rimbaud, en plus vieux. Vous dansez ?
Pourquoi ai-je dis cela ? Pour l'instant, je l'ignore, l'inconnu m'emmène avec lui, on danse, ou je ne sais plus quoi. Le vendeur de C réapparaît au fond de la boîte, sourire carnassier. J'abandonne Arthur R'.
-T'as pas un truc plus fort?
-Si. Taz, ça te dit chérie?
-Ok.
-Amuse-toi bien, poupée.
Ta gueule, pensais-je. Take your pill. Okay, c'est parti. Je sentais glisser le concentré de bonheur dans ma gorge, puis cheminer jusqu'à mon estomac. Je le voyais s'éparpiller dans mon corps comme des notes de musique. Boum. Boum. Boum. Dis-moi, elle est où la sortie, on étouffe ici! Tu veux pas m'accompagner? Merci. On est dehors là? Pourquoi j'entends encore de la musique alors? Ah c'est dans ma tête, tu crois? J'ai très envie de crier et de courir, pas toi? Ahahaha c'est beau un monde multicolore! Tu crois en Dieu ? Moi non j'ai arrêté quand j'avais six ans. Ton costume c'est un McQueen non? Comment s'appelle la chanson que je hurle? Je ne m'en rappelle plus. Tu t'appelle comment déjà? Solitude.
La solitude s'habille en McQueen.

# Posté le lundi 11 février 2008 15:26

Modifié le vendredi 18 juillet 2008 16:14

PANUU BRAND. (YOU KNOW ? IF YOU KNOW, CALL ME.)

PANUU BRAND. (YOU KNOW ? IF YOU KNOW, CALL ME.)
Pa:nuu
17, rue de Turbigo
75 002 Paris
France

# Posté le jeudi 14 février 2008 13:52